Comment bien débuter la pêche aux leurres ? (Partie II)

Introduction:

Avant de continuer sur notre lancée, je tiens à dire un ÉNORME MERCI à tous ceux et celles qui ont porté intérêt à ce blog ! Lors de la parution de la première partie (si tu ne l’as pas encore vue, dépêche toi d’aller te mettre à jour ! ici), j’étais paniqué à l’idée que mon contenu ne puisse pas plaire. J’ai été agréablement surpris (et pas qu’un peu !) par le nombre de réactions en si peu de temps ! Au moment où j’écris ces mots, le blog a été vu 475 FOIS en 24H seulement ! Sur Facebook la page a littéralement explosé en passant de 3 « likes » à 123 ! Sur Instagram un peu moins, de 0 à 26 mais c’est déjà magnifique ! Et vous êtes un total de 6 à vous être directement abonnés au blog ou à la newsletter ! Je ne parle même pas du nombre de mails ou de messages de soutien sur les réseaux. En deux mots: MERCI BEAUCOUP ! Je reviens encore plus motivé que jamais et j’espère que cette aventure continuera comme elle a commencé car c’est un réel plaisir pour moi de partager sur le sujet ! Ceci dit: On s’y met? Cher(e) lecteur/lectrice, on a bien bossé tous les deux lors de la partie I mais nous allons entrer un peu plus en détails sur certains points et on a encore des choses à voir ensemble. C’est le moment d’apprendre encore quelques petits trucs hyper utiles pour ton apprentissage, qui vont te permettre de gagner du temps mais aussi (et surtout) d’être mieux préparé avant de faire tes premiers poissons ! Prends une grande inspiration et détends-toi… C’EST PARTI !

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Établir une stratégie de pêche:

Je pense que tu l’as déjà compris lors de ta lecture du premier article, il ne suffit pas de prendre une canne et des leurres au hasard, de se pointer au bord de l’eau et de lancer n’importe où et n’importe quand, tout en priant qu’un poisson aléatoire morde à l’hameçon. La pêche (toutes techniques confondues) se résume en 1 mot: STRATÉGIE. Tu as déjà quelques clefs en main afin d’établir une base stratégique correcte mais allons ensemble un peu plus loin dans le sujet afin d’optimiser au maximum ta préparation, ta future session et donc tes futurs résultats.

Un ami m’a dit un jour: « La pêche c’est 30% ton matériel, 30% ta technique, 30% ton spot et 10 % de chance.«  Personnellement j’aurais plutôt tendance à dire que c’est: « 20% ton matériel, 20% ta technique, 20% ton spot, 35% de préparation et 5% de chance« . Si mes résultats en session sont mauvais (par rapport à mes objectifs), c’est que j’ai commis une erreur quelque part même si le « facteur chance » peut être la cause de mon échec mais je n’aime pas reposer ma réflexion sur ce seul élément. Je suis intimement persuadé qu’il y a moyen de diminuer drastiquementle pourcentage de chance avec une bonne préparation.Car oui, il faut être honnête, la chance fait aussi partie du calcul même si tu n’as aucun contrôle dessus. Tu peux quand même diminuer ce pourcentage en te préparant correctement et en mettant en place un plan stratégique avant tes sessions afin d’être le plus efficace au bord de l’eau et obtenir des résultats prolifiques.Un pêcheur avec une stratégie solide et bien préparé, aura toujours plus de chances de toucher du poisson qu’un pêcheur peu préparé et misant beaucoup sur le hasard. Cette stratégie tu vas devoir la mettre en place en suivant ces 3 phases:

1) Identification et Observation.

2) Préparation de la session.

3) Action de Pêche.

1) Identification & Observation:

Comme expliqué brièvement dans la Partie I, identifier ton poisson cible et observer ton environnement de pêche est primordial lors de la mise en place de sa stratégie. Nous avions alors survolé « grossièrement » le sujet mais maintenant, les choses sérieuses commencent ! Attache ta ceinture, nous entrons plus en profondeur dans les détails de cette phase importante lors de ta préparation !

A) Identification:

Dans le précédent article tu as pu lire que tu devais cibler quel poisson tu comptes attraper lors de ta session. C’est très bien ! C’est un excellent début mais sais-tu seulement « Qui » est ce poisson ? ou pour être plus précis: Quels sont ses besoins ? Quel sont les facteurs biologiques et écologiques propres à cette espèce que tu vas devoir prendre en compte afin de pouvoir choisir ton matériel, partir pêcher et garantir tes chances de succès ? Car oui ! Connaître son nom et à quoi il ressemble c’est bien joli mais c’est insuffisant ! La connaissance du poisson c’est la première « aptitude » que tu vas devoir développer avant tout autre chose et continuer de développer au fil des saisons (et durant toute « ta carrière » de pêcheur !) . Plus tu auras d’informations au sujet de l’espèce que tu auras choisi de cibler et plus tu seras redoutable dans sa traque et sa capture ! Et quand je te parle de connaissance du poisson, je veux bien entendu parler de toutes les informations (ou du moins le maximum que tu peux récolter à son sujet !)

C’est à dire:

Son comportement alimentaire ?

Ses proies favorites ?

Sa technique de chasse ?

Ses périodes d’activités ?

Ses cachettes/postes de repos/postes de chasse etc… ?

Quand/comment et où se reproduit-il ?

Est-il un animal grégaire ou solitaire ?

Quelles sont ses interactions avec son environnement ?

Quel est son biotope idéal ?

Quel sens a-t ‘il le plus développé au fil de son évolution ? etc..

Et encore bien d’autres questions ! Chaque information récoltée te sera profitable ! Ces dernières apporteront des réponses à tes questions en matière de choix de leurres, d’espèces à cibler mais aussi (et surtout) des réponses lors de l’analyse de ta session de pêche et donc te permettre de devenir meilleur pêcheur ! (Et crois moi, on en apprend tous les jours !).

L’anatomie de ton poisson cible peut aussi t’aider énormément ! Savoir que le Sandre possède des opercules acérées ne t’aidera pas spécialement pour pêcher mais par contre pourra t’éviter de te blesser en le manipulant. Savoir que le silure possède une ligne latérale ultra performante te donnera un sacré coup de pouce pour choisir tes leurres lors de sa traque. Savoir que le brochet possède une vision binoculaire et que du fait de la position de ses yeux (positionnés sur le haut de sa tête) il a une acuité visuelle hors norme vers le haut et face à lui mais quasi nulle vers le bas te permettra d’adapter ta stratégie quant à la profondeur de nage de tes leurres. Je pourrais te donner encore de nombreux exemples mais je pense que tu as compris pourquoi j’insiste de nouveau sur le fait de bien connaître les poissons que tu recherches. L’information c’est le nerf de la guerre et sans elle tu n’arriveras pas à t’améliorer et donc devenir meilleur ! Il s’agit donc d’un point crucial pour mettre en place ta stratégie. Plus tu en auras en ta possession et plus tu seras performant !

B) Observation:

Passons maintenant au second point de cette phase importante pour la mise en place de ta stratégie: L’observation. Quand je te parle d’observation, je veux parler de l’environnement de ton spot de pêche. Dans le premier article je t’avais conseillé d’aller te rendre compte sur place du spot que tu comptes pêcher et je t’avais fait une petite démonstration te prouvant que ça marche vraiment mais je vais te faire ici un petit listing avec quelques explications pour que tu comprennes « Quoi  » et « Quand » regarder mais aussi « pourquoi ».

Quoi ? Chaque élément que tu peux observer à l’œil nu te donnera une information utile pour ta session.

On va les diviser en 2 catégories:

1) Les éléments « Inertes »: L’eau: Le courant est-il fort ? Faible ? De quelle couleur est-elle ? Quelle est sa profondeur approximative ? Y a-t-il des zones plus calmes que d’autres ? Comprendre comment « tourne » ton spot te permettra de savoir adapter ta plombée, la vitesse de récupération de tes leurres mais aussi de déterminer par élimination (en fonction des points suivants) les endroits où se situent les poissons. Les « Obstacles » et « Encombrements »: Barrages ? Rochers ? Tronc d’arbres et branches dans l’eau ? Herbiers ? taille de la végétation en bordures ? Ces informations sont aussi capitales pour t’aider à détecter le poisson. Qui dit obstacle, dit « cachette », « poste de chasse », « poste de repos » ou encore « réserve de nourriture potentielle ». En combinant ces infos avec le point précédent, tu sauras cibler encore plus les zones potentiellement propices pour trouver du poisson et donc gagner du temps lors de ta session en t’évitant de lancer ta ligne n’importe où. Ils pourront aussi influencer le choix de ton matériel (notamment sur le choix de tes hameçons). La météo: Bon là, pas d’exemples, tu sais ce que c’est que la météo. Mais par contre ce que tu ne sais sans doute pas c’est le pourquoi c’est important pour ta pêche en dehors de ta tenue vestimentaire. Sache que le vent, la luminosité, la pression atmosphérique et la température ont un effet positif (ou négatif) sur l’activité alimentaire des poissons en fonction des conditions. C’est un élément dont tu dois ABSOLUMENT tenir compte lors de ta préparation. Comme dis dans la Partie I ne regarde pas seulement la météo prévue pour le jour de ta session. regarde également celle de la veille mais aussi celle du lendemain car cela peut avoir une grande influence sur cette dernière. Nous irons plus en profondeur sur ce chapitre dans un prochain article en attendant je te conseille de prendre des notes à ce sujet lors de chacune de tes sessions et d’en tirer des conclusions en fonction de tes données récoltées.

Cela dit voici quelques pistes pour t’aider au début: – Les poissons sont « Poïkilothermes » cela veut dire grossièrement que ce sont des animaux « à sang froid » et donc que leur température interne varie en fonction de la température du milieu dans lequel ils se trouvent et donc qu’ils ne produisent pas eux même leur propre chaleur corporelle. (on dit qu’ils sont Ectothermes).* et donc que plus il fera froid, plus ils seront « ralentis ». * Ne serait-ce pas une preuve de plus qu’étudier les poissons aide pour améliorer sa pêche ? – Le vent va modifier le taux d’oxygène dissout dans l’eau, modifier la température de l’eau, créer du bruit et former des vaguelettes qui vont influencer la visibilité et donc, de ce fait, la luminosité également. – La pression atmosphérique va jouer sur la vessie natatoire du poisson et donc la profondeur à laquelle il va potentiellement se trouver.* *C’est dingue non ? Une preuve de plus !- La pluie/la neige va influencer aussi ta session. Elle va jouer sur la température de l’eau, émettre du bruit, modifier la visibilité (aussi bien pour toi que pour les poissons), etc.. Bref tu as pigé le concept. La météo, c’est un élément hyper important à prendre en compte lors de la mise en place de ta stratégie de pêche ! Pense aussi à d’autres éléments sur lesquels je ne suis pas encore passé. Le soleil, la neige, le brouillard, etc… Dans la météo, chaque donnée (sans exception !) est bonne à prendre en compte ! 2) Les éléments « Biologiques »: Sur ce point tu vas observer tout élément « vivant » présent sur le spot. La présence de certaines espèces peuvent te servir d’indicateur quant à ce que tu pourras utiliser comme leurres lors de ta session et t’en dire beaucoup sur la richesse potentielle du milieu que tu vas pêcher. Amphibiens, petits mammifères, insectes, etc.. Plus ils sont nombreux et plus ce sera bon pour toi ! La présence de certaines espèces d’oiseaux peut aussi t’indiquer si le lieu contient une bonne concentration de poissons ou pas. Cormorans, Hérons, martins-pêcheurs et autres oiseaux d’eau piscivores sont de très bons marqueurs !* *Astuce: Regarde où ces oiseaux pêchent ! Ils sont là tous les jours, ils connaissent le spot mieux que tu ne connais ta propre poche ! Essaye de détecter aussi la vie sous l’eau. Les espèces de poissons de fourrage présents, leurs tailles, etc.. Le milieu est-il riche également en écrevisses et autres invertébrés ? Peut-être détecteras-tu une ou l’autre espèce que tu pourras cibler, il n’est pas rare de pouvoir observer un banc de perches chasser en surface, un ou plusieurs chevesnes vadrouiller ou encore un brochet à l’affût d’une proie en bordure !

Ceci dit, maintenant que tu as une base stratégique solide sur laquelle te reposer, partons sur le point suivant !

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2) Préparation de ta session:

Tu t’imagines, sans doute, que je vais revenir sur le choix de ton matériel ? Et bien non ! (en fait si mais pas comme tu l’entends…)Ici je vais t’expliquer comment te préparer efficacement. Et afin que ce soit plus digeste pour toi, je vais te l’expliquer à nouveau sous forme de listing entrecoupé de petits conseils 100% made in BlackRiver afin de t’aider au mieux.

a) Effectue une reconnaissance des lieux. Pour ma part voilà comment je procède: 1) Un petit tour sur GoogleMap et/ou sur une carte satellite détaillée de la zone que je compte pêcher. Cela te permettra de te faire une première idée de la zone que tu vas prospecter. (Les cartes avec reliefs peuvent t’apporter beaucoup !). 2) (Si possible) je me rend directement sur les lieux sans matériel de pêche, je me promène sur les lieux et note le plus d’infos possible à son sujet. J’essaye de m’y rendre plusieurs fois avant la session afin de voir comment le milieu évolue en fonction des conditions climatiques. 3) J’essaye de noter au maximum les infos que nous avons vues dans le point précédent et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. 4) Si je croise d’autres pêcheurs, je vais à leur rencontre (un simple: « Alors ça donne quoi aujourd’hui ? » Lance généralement assez facilement la conversation. À toi de faire comprendre à ton interlocuteur que tu pêches aussi et que tu viens en repérage. Si tu as de la chance, certains te donneront des conseils et astuces sur le spot ou encore des informations super utiles concernant la configuration des lieux et les espèces présentes. Si tu as vraiment de la chance, certains te diront même avec quel leurre le poisson prend le plus sur ce spot en particulier ! (conseil: Garde ton « Bonne pêche ! » pour toi ! Le pêcheur peut être superstitieux et souhaiter « bonne pêche » porterait malheur selon certains.). b) Préparation et vérification de mon matériel.

La reconnaissance effectuée, c’est maintenant que les choses vont commencer à se compliquer un peu car il est temps de se préparer pour le jour J ! 9x/10 je prépare ma session la veille et met en place ma stratégie à ce moment. Mettre en place sa stratégie c’est aussi bien choisir son matos, préparer un plan d’attaque et s’organiser en fonctions des infos que tu possèdes. C’est maintenant que 55% des résultats de ta session vont se jouer ! (rappelle toi, 20% ton matos et 35% ta préparation). De ce côté là, je procède ainsi: 1) Choix de mon espèce cible 2) Choix de mon combo (canne/moulinet)3) Choix de mon bas de ligne (en partant du principe que mon moulinet est déjà garni de sa tresse.)4) Choix de mes leurres et préparation de mes boites. Là on va s’attarder un peu par contre car j’ai une façon de fonctionner de malade mental (un peu trop maniaque par moment j’avoue..) quant au rangement de mes boites de leurres. Chaque boites possède une fonction propre. Je pars toujours avec 5 boites réparties comme suit: a) boite à « matériel » (hameçons, têtes plombées, bas de ligne acier, agrafes, etc…). b) boite à « leurres métalliques » (cuillères, spinnerbait, chatterbait, beetle spin, spintail etc…)c) boite à « leurres durs » (Jerkbait, Crankbait, Stickbait, etc…) d) Boite à « leurres souples » (shad, grub, finesse, etc..) e) Ma boite de « travail »: Celle-ci sera vide lors de mon départ. (Je ne sais pas si d’autres pratiquent ainsi du coup je te la présente comme une petite astuce personnelle.) Oui oui tu as bien lu: VIDE ! En fait, elle va me servir sur le terrain. A chaque fois que je testerai un leurre, un pattern etc.. je le range dans cette boite en fonction de ses résultats. Cette boite me sert en quelque sorte de « trieuse » lors de ma session et me permet ainsi de garder en mémoire facilement mes choix au fur et à mesure que le temps passe. (étant tête en l’air, si je ne fais pas ça, je suis capable de sortir 2x de suite un leurre inefficace le jour J alors que je venais à peine de le ranger pour en changer.. True story malheureusement.) Il s’agit ici de ma façon de faire, libre à chacun de s’organiser comme il le sent ! C’est aussi ça mettre en place sa stratégie. Un ami quant à lui va plutôt organiser ses boîtes en fonction des espèces. Un autre n’a aucune façon de faire en particulier, il range ses leurres en fonction de la place disponible sans but précis. À ce niveau là, c’est à toi de trouver ta méthode afin d’être « à l’aise » et optimiser ton temps une fois au bord de l’eau. 5) Montage de mon bas de ligne6) Vérification des mailles de mon épuisette.7) Préparation de mon sac à dos et de ma musette de pêche